Si j'avais au moins...et The Farmer project

Si j'avais au moins...et The Farmer project
Si j'avais au moins...est une de mes chansons favorites de l'album Point de suture et de toute sa carrière. Elle me procure une émotion intense, tant par ses parole, magnifiques de mélancolie que par sa musique, qui rappelle certaines grandes et magnifiques ballades de Johnny Hallyday. C'est la raison pour laquelle j'ai accueilli avec joie la nouvelle de sa sortie 3ème extrait. Cette chanson a un grand potentiel, si elle est accompagnée d'une promotion digne de ce nom (je suis d'ailleurs assez optimiste à ce sujet) et d'un clip qui suscite l'intérêt (pari plus que réussi). De plus, après un extrait électro et sexy (Dégénération), une chanson pop légère et agréable (Appelle mon numéro), Mylène propose un autre type de chansons caractéristiques de son répertoire : une ballade triste, qu'elle conçoit merveilleusement bien.


Qui n'a connu
Douleur immense
N'aura qu'un aperçu
Du temps
L'aiguille lente
Qu'il neige ou vente
L'omniprésente
Souligne ton absence
Partout

Qui n'a connu
L'instable règne
Qui n'a perdu
Ne sait la peine
Plus de réserve, du tout
Ni dieu, ni haine, s'en fout
Plus de superbe, j'ai tout
D'une peine...
Un enténèbrement

Si j'avais au moins
Revu ton visage
Entrevu au loin
Le moindre nuage
Mais c'est à ceux
Qui se lèvent
Qu'on somme "d'espoir"
Dont on dit qu'ils saignent
Sans un aurevoir, de croire
Et moi pourquoi j'existe
Quand l'autre dit je meurs
Pourquoi plus rien n'agite
Ton c½ur...


Tous mes démons
Les plus hostiles
Brisent des voix
Les plus fragiles
De tous mes anges
Les plus devoués
Et moi l'étrange paumée
Fiancée à l'enténèbrement...



Mais ma grande surprise réside surtout dans le somptueux clip qui l'accompagne. L'idée d'une suite à Dégénération est excellente. Offrir un court-métrage rappelant les clips de Laurent Boutonnat est une idée géniale et efficace. Dégénération et Si j'avais au moins...forment un court-métrage exceptionnel intitulé The Farmer project, véritable film expérimental qui sera diffusé sur M6, qui comprend les deux clips et avec une intro. Ma surprise provient de l'engagement de Mylène envers une cause qui me tient très à c½ur : la cause animale.

Si j'avais au moins...est donc la suite de Dégénération. Rappelons brièvement les faits : des militaires et des médecins slaves (hypothèse confirmée lorsque durant l'intro ils parlent) ont capturé une créature extraterrestre aux pouvoirs surnaturels. Ils envisagent de l'utiliser pour leurs profits. Mais celle-ci se libère et dégage des ondes d'amour et de désir sexuel. Les militaires et les corps médicaux se livrent à une orgie gigantesque. Les laissant s'adonner à leurs pulsions sexuelles, la créature étrange s'enfuit par une porte...Fin du clip Dégénération. Puis elle arrive dans une sale obscur, éclairée de lumières rouges. Ce qu'elle va découvrir est effroyable et dépeint une triste réalité (qui existe malheureusement dans notre monde !) : des animaux de toutes sortes (chats, chiens, colombes, serpents, singes, biches etc.) utilisés pour l'expérimentation, autrement dit la vivisection. Les scènes font froid dans le dos et révoltent. Les tons flous accentuent cette sensation, de même que l'aspect angoissant de la pièce (couleurs froides alternées avec les lumières rouges). Elle utilise ses pouvoirs magiques et guérisseurs pour sauver les animaux martyrisés et leur rendre ainsi leur dignité et leur liberté. S'échappant dans la foret avec eux, elle finit pas s'évaporer et ainsi disparaître. Le clip dénonce l'utilisation des animaux pour le « progrès » et le profit et l'absence totale de scrupules et de respect et de sensibilité envers les animaux. Le système politique semble proche d'un gouvernement dictatorial (sans valeurs éthiques et universelles), mais il s'applique à tous les pays, puisque dans chaque pays les animaux (de même que les êtres humains) sont utilisés tels des objets pour augmenter le profit de certains...La question mérite un débat.

Le clip est aussi une réussite d'un point de vue artistique, il est magnifique bien réalisé, les effets spéciaux sont eux aussi très réussis. Le réalisateur Bruno Aveillan est un petit génie de sa génération. Mylène offre là un de ses meilleurs clips et ferme ainsi le bec aux critiques négatives lui reprochant de ne plus proposer de clips dignes de ce nom (elles oublient les clips Fuck them all et Peut-être toi, particulièrement efficaces). L'engagement de Mylène est aussi à remarquer et c'est cet aspect là que j'admire profondément.

Pour certains, les paroles ne correspondent pas au clip. Certes, un titre comme Réveiller le monde aurait davantage eu de rapports avec le clip, mais Si j'avais au moins...demeure une chanson triste, tout comme le clip, d'autant que Réveiller le monde est trop rapide. Et si l'on s'attarde bien sur les paroles, on peut éventuellement établir des liens avec le clip. Mylène a toujours dit que ses chansons pouvaient revêtir différents sens et je crois que même si toutes les strophes ne s'appliquent pas au clip, on peut y voir des similitudes.

Après que j'aie visionné ce clip, il est devenu sans hésitation un de mes clips préférés de toute sa carrière, le 2ème, tout juste après Je te rends ton amour (qui reste inébranlable à mes yeux). Pour être sincère, il m'a bouleversée à un tel point que j'en ai eu les larmes aux yeux. Si ce clip m'a tant émue, c'est parce qu'il aborde le douloureux thème de la vivisection et de la souffrance infligée aux animaux à des fins commerciales. La cause animale est une des causes qui me tient le plus à c½ur. Mylène a toujours évoqué son amour pour animaux et a déjà manifesté son soutien à cette cause (la vente des portes de Bercy au profit d'une association contre les fourrures de chats et de chiens), mais cette fois, elle l'exprime explicitement dans une de ses ½uvres. Cette intention de la part de Mylène me touche énormément et je lui suis très reconnaissante de prendre ainsi la défense des animaux opprimés et torturés. Certains reprochent au clip d'être trop léger dans son message, voire niais. Quand on connaît les horreurs et aux souffrances infligées aux animaux (les images sont insoutenables), le combat n'est pas niais. Même s'il ne s'agit pas d'un discours politique ou documentaire, la prise de position est noble et plus que respectable. Mylène a le mérite de défendre les causes qui la touchent (même discrètement) d'autant qu'elles sont nobles. Ce clip a donc tout pour être un de mes préférés.



Montage de Farmerknows. Je vous recommande son blog, à la fois magnifique esthétiquement et très riche en contenu et analyses.

# Posté le vendredi 09 janvier 2009 06:17

Modifié le mardi 13 janvier 2009 14:35

La vengeance

La vengeance
La vengeance est une thématique qui me fascine et ce n'est pas anodin si j'éprouve un tel intérêt pour ce sentiment très fort. Parfois perçue comme néfaste, destructrice
passionnelle et envahissante, il n'en demeure pas moins que je considère la vengeance comme une sensation humaine contre laquelle il est très dur de lutter. D'ailleurs, j'avoue être partisane de la loi de la vengeance. La raison réside dans le fait que je porte beaucoup de rancune en moi...Je suis captivée par les histoires relatant des épopées où la vengeance est un thème central et un des objectifs des héros.

A mon sens, notre société devrait être basée sur la vengeance, car même si les répercussions peuvent causer douleur et négation, j'estime que nombre d'injustices et autres faits doivent être vengés. Ressentant beaucoup de ranc½ur en moi, je suis sensible à toutes histoires liées à la vengeance. Il est évident qu'un système où règnerait la vengeance pourrait ressembler à l'anarchisme, mais il s'avère que parfois la justice n'exerce pas sa tâche comme elle le devrait et que je pense que faire sa propre justice punirait les coupables...Néanmoins, il est indéniable qu'il arrive un certain point où l'on ne peut plus éprouver de l'indulgence. L'envie de vengeance est inéluctable. L'oppression, l'humiliation et la souffrance endurées nous poussent à punir les coupables, à nous venger.

L'envie de vengeance est un sentiment humain, tout comme l'amour, mais dans un registre différent. Pourtant, on ne peut le combattre et il est très difficile d'adopter une philosophie basée sur le pardon. Le débat est éthique et pour ma part, il existe des actes impardonnables. C'est pourquoi je pense que dans certains cas, on ne peut être indulgents. Mais le débat peut se rapprocher de la perception des sanctions appliquées aux coupables.

Historiquement, on retient deux notions de vengeance : la loi du Talion et la vendetta, qui signifie d'ailleurs vengeance en italien. Tout d'abord, la loi du Talion se résume au principe suivant : ½il pour ½il, dent pour dent. J'estime que le mal que l'on nous a fait volontairement subir doit être vengé. Il s'agit là d'un sentiment de justice et de soulagement, même s'il arrive que cette méthode demeure sans issue et ne répare pas les blessures profondes. La vendetta consiste à venger sa famille en s'en prenant à l'autre famille responsable, en particulier aux hommes. Je ne cautionne pas vraiment cette politique, car elle devient vite anarchique et est finalement injuste.

La vengeance est un thème universel, évoqué et approfondi dans une multitude de livres et de films. On peut en recenser quelques-uns, dont certains sont mondialement connus et font partie de l'inconscient collectif et incarne des archétypes universels de vengeance :

Le comte de Monte-Cristo : il s'agit d'un de mes livres favoris, auquel j'ai d'ailleurs consacré un article récemment. Le héros, emprisonné à tort par ses prétendus amis pour jalousie et ambition, entreprend une démarche impressionnante afin d'assouvir sa vengeance et ainsi connaître la satisfaction intérieure. Edmond Dantès est un personnage connu dans le monde entier et il incarne à lui seul la symbolique de la vengeance. De ce fait, il fascine depuis des générations et fascinera toujours. Sa rancune est plus que légitime. En effet, ses prétendus amis, ont organisé un infâme complot pour l'enfermer dans une prison, coupée du monde. Il y passera 18 années en étant innocent. Comme il l'affirme lui-même, il n'a jamais voulu devenir si dur, mais la souffrance qu'on lui a infligée volontairement l'a amené à se comporter ainsi et à adopter ce procédé vengeur. Victime aussi d'une justice corrompue et hypocrite, il décide alors de faire justice lui-même et de punir les coupables, ce qui est tout à son honneur.

Le parrain : Cette tribologie, véritable chef d'½uvre cinématographique nous plonge dans le monde de la mafia sicilienne, où la notion de vendetta occupe une place cruciale. Elle caractérise le fonctionnement des mafieux et plus généralement de la culture méditerranéenne. Un homme sicilien, qui a insulté un mafieux local puissant, se fait assassiner par les sbires de ce dernier. Par la suite, son fils ainé est déterminé à le venger et il essaye. Durant les obsèques du père, ce dernier est abattu. La veuve, effondrée, accompagnée de son fils cadet, tente de convaincre le mafieux d'épargner son plus jeune fils. Mais la mère du jeune garçon se fait tuer sans scrupules par le mafieux. Immigré aux Etats-Unis, le jeune Vito (joué tour à tour par les excellents Robert de Niro et Marlon Brando) deviendra un parrain un peu par hasard, en assassinant un autre mafieux sans étant d'âme et aux pratiques inhumaines. Plus tard, bien que mafieux devenu parrain, il garde certains principes. Mais il sera plusieurs fois trahi. Son fils (interprété par Al Pacino) accordera encore davantage de valeur à la vengeance et vengera ainsi tous les traitres de sa famille

Sleepers : inspiré d'un fait réel et d'un phénomène occulté (les abus sexuels dans les centres de redressement), cette histoire est bouleversante. Dans les années 60 dans les quartiers populaires de New-York, 4 jeunes garçons meilleurs amis du monde provoquent par mégarde un accident où un homme est grièvement blessé. Condamnés respectivement à 6 mois et 1 an de privation de liberté, les 4 amis sont transférés dans une maison de redressement où l'enfer les attend. En effet, le centre pénitentiaire est dirigé par un maton sadique et pervers. Lui et ses collègues abuseront et tabasseront régulièrement les 4 jeunes garçons. Rongés par la culpabilité et la honte, ils font le serment de ne jamais révéler l'atroce vérité. Vingt ans plus tard, deux des jeunes garçons, qui sont devenus des truands, rencontrent par hasard leur ancien bourreau dans un bistrot. Là, leurs terribles souvenirs refont surface et ils entreprennent de punir le responsable. Ils l'abattent sans état d'âme et accomplissent ainsi leur vengeance. Cette scène est pour ma part jouissive. Ce film est d'autant plus intense en émotion qu'il aborde le douloureux thème des abus sexuels. J'ai ma propre vision sur ce sujet et j'estime que la meilleure punition est de faire au coupable ce qu'il a pu commettre...

Carrie : roman culte de Stephen King, cette histoire traite de façon importante la vengeance, comme beaucoup d'autres ½uvres de l'écrivain d'ailleurs. Carrie, jeune fille frustrée, subissant la personnalité religieuse et fanatique de sa mère, fait office de bouc émissaire à l'école. Un jour, dans les douches de la salle de gym, elle constate avec stupeur et incompréhension qu'elle a ses règles, sous les regards moqueurs de ses camarades. Bien jeune, elle a constaté qu'elle était dotée de pouvoirs surnaturels. Ridiculisée et humiliée en permanence par la plupart de ses camarades, elle participe tout de même au bal, malgré la réticence déchainée de sa mère. Lors de ce bal, une équipe de jeunes (dont une fille capricieuse et prétentieuse au possible qui en a été exclue) lui inflige l'humiliation ultime. En effet, elle est sacrée reine de la soirée et monte sur le podium. Mais c'est alors qu'un seau de sang de porc se déverse sur elle...Sa vengeance sera terrible : elle déchaine un incendie ravageur. La quasi-totalité de convives sera tuée. Carrie ou la vengeance de la victime constamment rabaissée.

Christine : dans le même genre, Christine raconte l'histoire d'un jeune garçon prénommé Arnold, au physique plutôt ingrat et mal dans sa peau, également persécuté par une bande de voyous, qui fait un jour l'acquisition d'une étrange voiture. Cette voiture se révèle être possédé par des forces démoniaques. Avide de rancune à l'égard de ses tortionnaires, l'âme destructrice de cette voiture s'empare de l'esprit d'Arnold. Grâce à sa complice diabolique, il assouvit sa vengeance mais il sera à son tour victime de son arme. Cette histoire peut signifier que la vengeance s'avère parfois être un sentiment dévastateur.

Dolorès Claiborne : autre récit de Stephen King qui traite de la vengeance, mais dans un contexte entièrement réaliste et dénoué de surnaturel. Dolorès Claiborne, femme de ménage à la vie rude, est un jour accusée du meurtre de sa patronne, une acariâtre femme riche devenue sénile. Elle clame son innocence. Au fil de l'enquête, elle raconte sa triste vie. Sa vie privée, avec son mari violent, est catastrophique elle aussi. Alcoolique et brutal, il la bat régulièrement et l'humilie. Mais elle découvrira par la suite qu'il abuse de leur fille âgée de 13 ans. Sa patronne, bien que dure et hautaine, lui conseillera, après avoir entendu ses terribles confessions, de se débarrasser définitivement de son mari. Elle prépare soigneusement sa revanche, lors d'une éclipse. A cette occasion, elle lui offre une bouteille de whisky, qu'il adore tant. Complètement ivre, elle parvient à le faire courir dans les alentours de la maison afin qu'il tombe dans le puits. L'enquête policière affirmera qu'il s'agit d'un accident, mais les soupçons pèsent toujours dans les esprits. Certes, elle est responsable de la mort de son mari, mais il l'a bel et bien mérité, après les horreurs qu'il commettait et elle s'avère être innocente dans la mort de sa patronne, puisqu'il s'agit d'un suicide de la part de celle-ci. Dans le film, très réussi et avec la géniale Kathy Bates en vedette, l'héroïne est confrontée à sa fille, spécialement venue et lui raconte la vérité.

Les évadés: ce film inspiré d'une nouvelle de Stephen King (encore lui) met en vedette Morgan Freeman et Tim Robins. Un banquier se trouve injustement accusé du meurtre de sa femme et de l'amant de celle-ci. En prison, il se lie d'amitié avec un homme noir, joué par l'excellent Morgan Freeman. Les gardiens et le directeur, corrompus jusqu'à l'os, utilisent ses talents de comptable pour frauder aux impôts. Un jour, un jeune prisonnier confie au directeur qu'il connaît le véritable meurtrier, mais il se fera abattre sous les ordres du directeur. Le comte de Monte-Cristo est d'ailleurs évoqué. Il s'agit d'un modèle fascinant pour tout prisonnier accusé injustement. Durant les 20 années passées en prison, il parvient à s'échapper. Une fois libre, il prépare sa vengeance contre le directeur corrompu et sans scrupules, en dévoilant ses fraudes fiscales. Ce dernier se suicide. Le héros sera rejoint par son ami noir, une fois libre.

Gladiator : péplum fantastique de Ridley Scott, ce film avec Russel Crow dans le rôle d'un valeureux général romain a aussi pour thème principal la vengeance. L'empereur Marc Aurèle admire le courage du général et le désigne même comme son héritier, tant il l'apprécie, au détriment de son fils, qui selon lui ne possède pas les qualités nécessaires. Affreusement jaloux de son « rival », il assassine son père, déjà faible et complote une terrible punition contre le général. Il envoie une troupe de soldats massacre sa femme et son fils, vivant en Espagne, pays d'origine du général. De retour au pays, après avoir fui le nouvel empereur Commode, fils de Marc Aurèle, il constate avec horreur le sort réservé à sa femme et à son fils : ils ont été pendus et brûlés vifs. Par hasard, il se retrouve dans un marché d'esclaves et il entamera une brillante carrière de gladiateur, en raison de son expérience militaire. Arrivé à Rome, honneur ultime pour un tel combattant, il finit par affronter Marc Aurèle, en le blessant mortellement. Mais le général préfère lui aussi mourir, afin de retrouver sa famille. Une fois sa vengeance accomplie, il accède enfin à la plénitude.

V for Vendetta : comme l'indique son nom, ce film d'anticipation traite de la vengeance. Héros masqué et charismatique, V s'est autoproclamé justicier dans un système dictatorial, injuste et corrompu. Il venge les victimes opprimées et tuées par ce gouvernement inhumain. La scène finale est particulièrement impressionnante : on voit V défiler avec toutes les personnes victimes du système, tels des martyrs.


Les romans et films abordant la vengeance sont parmi les plus fascinants qu'ils soient. Sentiment ambivalent, la vengeance ne cesse pourtant de passionner.

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 06:43

Je vends...

Je vends...
Je profite de cet article pour faire ma propre publicité. En effet; je vends plusieurs supports de Mylène.



les singles simples (pochettes cartons) Les mots, C est une belle journée, Pardonne-moi (pyramide), Fuck them all, Q.I., L'amour n est rien (version digipack).

Le single boitier cristal Slipping away.

Les maxis de Fuck them all, Q.I., Redonne-moi et L'amour n'est rien...


Ainsi qu'un lot de plusieurs magazines IAO, Instant-Mag, Mylène Farmer magazine et Mylène Farmer et vous (tous les exemplaires ne figurent pas sur la photo).


Et (prix à discuter) le inside of spécial passages TV et la VHS en concert.


N hésitez pas a me contacter si vous êtes intéressés.

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 03:11

Modifié le jeudi 11 décembre 2008 03:25

Mylène vulgaire?

Mylène vulgaire?
Lors de la sortie de son premier best of, Les mots, Mylène a dû affronter les accusations prétendant qu'elle prônait le porno-chic. En effet, la série de la célèbre photographe Ellen Von Unwerth aura étonné à plus d'un titre et montré Mylène sous différents aspects. Parmi ceux-ci, on retrouve celui de la libertine. Ainsi, on voit Mylène vêtue de manière très sexy, en lingerie fine rose. C'est la raison pour laquelle certains médias n'ont pas hésité à affirmer que Mylène faisait l'apologie du porno-chic. D'ailleurs, qu'est-ce que le porno-chic ? Brièvement résumé, il s'agit de procédés utilisés dans la publicité qui consistent à véhiculer des messages sexuels plus ou moins explicites, avec bien souvent des images choquantes, vulgaires et avilissantes pour les femmes, puisqu'elles sont réduites au rang d'objet sexuel. Notons enfin que cette tendance est très fréquemment l'apanage des marques de luxe et de ce milieu en général. Cette idée d'insinuer et de sublimer la sexualité (avec des codes de luxe, tells des vêtements ou des lieux luxueux) vise à se distinguer du sexe dit « bas de gamme » ou trop populaire. Ainsi, tout est mis en place pour permettre au milieu du luxe et consort de se distinguer. Les grands magasins voulaient interdire les affiches de promotion pour le best-of. Alors, Mylène prônerait le porno-chic et serait vulgaire ?

Je suis passablement révoltée par ces affirmations hypocrites et de mauvaise foi. Certes, ces photos contiennent une dimension sensuelle, voire érotique, mais l'intention de Mylène reste artistique, comme elle le fait depuis ses débuts. On peut aussi mentionner la séance photo réalisée par Herb Ritts en 1995 et celle de Karl Dickenson en 1996, qui montrent toutes les deux Mylène dénudée et très sexy. D'ailleurs, si on la compare à sa cons½ur américaine Madonna, elle n'est en rien vulgaire. Rappelons que Madonna a à plusieurs reprises dévoilées des clichées d'un gout parfois douteux, de même qu'une attitude grossière. Néanmoins, rappelons que ce n'est pas le sommet de la vulgarité, sauf dans quelques exceptions. Mais la forme et le fond ne sont pas identiques, loin de là. Je crois véritablement que le porno-chic et la vulgarité ne sont en rien liées à Mylène. La vulgarité peut être large, mais je m'attache sur l'aspect sexuel vulgaire et sans finesse aucune.

Si Mylène est vulgaire et adhérente au porno-chic, que dire des clips hip-hop ou techno, où les femmes se dandinent telles des prostituées et des objets, avec un côté sexuel explicite et réellement choquant ? Que dire des clips de Christina Aguilera, dont un qui fait de la publicité pour le tourisme sexuel en Thaïlande (sachant que ce pays est victime de prostitution et trafics d'être humains en tout genre) ? Que dire des publicités de marques, notamment une grande marque scandaleux et honteuse prénommée Dolce & Gabanna, qui met en scène une allégorie d'un viol collectif ? Que dire de tous ces procédés dégradants pour les femmes qui mettent en quelque sorte à l'honneur ce rabaissement des femmes, avec tous les inconvénients (banalisation de la passivité féminine, banalisation du porno et de ses dérives, banalisation du terme « salope ») ? Alors, je crois que Mylène n'est en rien adepte de ces méthodes scandaleuses, d'autant que nombreuses sont les raisons qui nous le font croire. Elle a toujours prétendu ne jamais vouloir choquer dans un but commercial afin d'être remarquée par exemple, ce qui ne semble pas être le cas de non nombre de starlettes écervelées et commerciales à souhait.

Lorsqu'en 2001, elle accorde un entretien au journal Paris Match et que la journaliste évoque ces critiques, la chanteuse se défend vivement en affirmant avec raison que le but de ces photos n'a rien à voir avec le mouvement porno-chic. Et dans sa chanson Porno graphique, elle n'hésite pas à dévoiler explicitement sa pensée sur le problème : « Je dis qu'il n'y a pas de porno-chic, mais bien que des porcs au sens strict ! ». Là encore, elle appuie le fait qu'elle conteste cette tendance et la perçoit négativement.

A l'occasion de son grand retour cette année avec son album Point de suture, Mylène propose une série photo particulièrement réussie où elle porte effectivement des tenues sensuelles et sexy, tout en adoptant des poses lascives. On retiendra notamment la photo promotionnelle pour sa série de concerts en 2009, où on la voit allongée au sol, les jambes écartées et portant une tenue courte. En plus d'une métaphore du suicide, cette photo revêt des connotations érotiques. Bien entendu, ce mélange des deux thèmes n'a pas été bien perçu par les médias, reprochant une fois de plus à Mylène d'être vulgaire et de mauvais goût. Mais n'oublions pas que même si l'image peut heurter la sensibilité de certains, la photo demeure esthétique et artistique.

Et qu'en comparaison de bien d'autres « artistes » et médias, Mylène ne peut pas être assimilée à cette tendance qu'est le porno chic dans le sens où elle ne le fait pas par marketing. Les médias actuels utilisant ce procédé le font dans un but purement commercial, contrairement à Mylène, qui est une instigatrice en la matière. En effet, dès le début de sa carrière, elle a évoqué à plusieurs reprises le thème de la sexualité, de manière subtile et en dévoilant des photos suggestives, mais toujours dénuées de vulgarité. Elle a ainsi brisé des tabous et fait preuve de novation, sans vouloir à tout prix recourir à des méthodes commerciales. Mylène a le don d'exceller dans l'insinuation, l'esthétisme, l'artistique et le paradoxe, ce qui lui enlève tout aspect vulgaire.

Conclusion : Mylène n'est en rien vulgaire !

# Posté le samedi 29 novembre 2008 05:42

Modifié le samedi 20 décembre 2008 04:50

Le comte de Monte-Cristo

Le comte de Monte-Cristo
Le comte de Monte-Cristo sans conteste d'un de mes livres favoris, si ce n'est mon favori. Cette histoire palpitante et fascinante m'a toujours attirée en raison de son thème principal, à savoir la vengeance. La destinée incroyable d'Edmond Dantès, innocent emprisonné suite à un complot de deux de ses « amis » et qui trouvera un trésor pour assouvir et savourer sa vengeance m'a toujours captivée. Mon intérêt pour cette aventure n'est pas anodin, puisque j'éprouve beaucoup de colère intérieure et finalement d'envie de vengeance pour des raisons que je ne souhaite pas évoquer. Le destin formidable de ce héros qui parvient à accomplir sa vengeance me fascine. Dans un premier temps, j'avais vu le film fantastique de Josée Dayan, réalisatrice de génie pour la télévision, avec Gérard Depardieu en vedette dans le rôle d'Edmond Dantès. Puis récemment, j'ai décidé de lire ce long mais extraordinaire roman. C'est une des premières fois que j'ai lu un livre avec autant d'enthousiasme et de passion. Je le recommande vivement.

Ecrit par Alexandre Dumas, l'un des grands écrivains de la littérature française, Le comte de Monte-Criso est considéré par beaucoup de personnalités comme l'un des meilleurs livres de toute l'histoire de l'humanité. Ainsi, Umberto Ecco, auteur du célèbre roman Le nom de la Rose, magnifique adapté au cinéma par Jean-Jacques Annaud avec Sean Connery dans le rôle principal, conçoit le livre ainsi : . Un nombre incroyable d'autres ½uvres le mentionne ou du moins s'y réfère. Citons notamment Les évadés de Stephen King, racontant l'histoire d'un homme injustement accusé du meurtre de sa femme et qui parviendra à s'échapper, et qui prend exemple sur l'½uvre de Dumas. Ou encore Sleepers, histoire tragique de 4 adolescents emprissonés dans une maison de correction et subissant des abus sexuels, où un des jeunes garçons se base sur ce livre culte. On peut également signaler le film fort réussi V for Vendetta, film d'anticipation se déroulant dans un futur proche mettant à l'honneur un héros vengeur de tous les opprimés d'un système discriminatoire et oppresseur. Ces récits évoquant la soif de vengeance (sentiment compréhensible à souhait compte tenu des injustices et souffrances endurées) ne se basent pas par hasard sur Le comte de Monte-Cristo. En effet, on peut légitimement affirmer que ce roman est devenu si célèbre et mythique que le personnage d'Edmond Dantès incarne l'archétype universel du vengeur et de la vendetta.

L'histoire débute en 1815 dans la cité phocéenne, c'est-à-dire à Marseille. Cette période de l'histoire est particulièrement ombrageuse, puisqu'après la Révolution française, on a assisté à la restauration royaliste. A cette époque, Napoléon avait été déchu de son immense statut et était emprisonné à l'île Belle-Hélène. Edmond Dantès, jeune marin fort compétent, est gradé par son capitaine à un poste supérieur compte tenu de son excellent travail à bord. Hélas, Danglars, un autre marin avide et cupide, ne l'entend pas cette oreille et vise à changer par tous les moyens cette distinction, qu'il envie affreusement. Edmond est d'origine modeste mais est heureux et épanoui dans sa vie, puisqu'il a un père aimant et réciproquement et s'apprête également à se fiancer avec Mercedès, jeune fille catalane. Malheureusement, un autre homme envie cette relation sentimentale. Il s'agit de Fernand, cousin de Merdecès. Tous les deux jaloux et sans scrupules, quitte à écraser les autres et à les faire souffrir abominablement pour parvenir à leurs fins, Danglars et Fernand s'unissent pour élaborer un complot visant à incarcérer Edmond. Ils mettent en place une stratégie machiavélique visant à accuser injustement de bonapartisme (soutien à Napoléon), motif considéré comme très grave dans cette période du retour du royalisme. Bien entendu, Edmond est innocent et toutes les preuves l'accablent. En plus de la trahison de ses deux prétendus amis, le juge chargé de l'enquête le trahira aussi. Sans connaître son sort, Edmond se retrouve enfermé dans un cachot au château d'If, petite île située à côté de Marseille. Après avoir passé de nombreuses années dans un cachot sombre et ouverture extérieure, il fait la connaissance d'un autre prisonnier, un abbé italien prénommé Faria. Edmond a creusé dans le mur durant des années avant de découvrir son compagnon d'infortune. Après avoir tissé des liens proches, ils deviennent deux amis alliés, puisque c'est grâce à l'abbé Faria qu'Edmond accèdera à l'érudition, en apprenant plusieurs langues et autres connaissances. Leur complicité amènera l'abbé à révéler une histoire fabuleuse et incroyable à Edmond : la présence d'un immense trésor sur l'île de Monte-Cristo. Mais un jour, l'abbé Faria meurt. Après 18 années passées en prison injustement, Edmond parvient à s'échapper en élaborant un stratagème simple mais futé. Désormais libre, il va partir à la recherche du trésor et pourrai ainsi assouvir sa vengeance, car les responsables de son arrestation se sont servis de lui pour s'élever dans la société et n'ont pas hésité à rependre la souffrance autour d'eux. Une aventure palpitante se prépare...



« Les amis d'aujourd'hui sont les ennemis de demain ».

Voici un passage du livre que j'admire, tant cette phrase dépeint à merveille la réalité...A méditer.

# Posté le lundi 17 novembre 2008 13:42