Mylène et le féminisme

Mylène et le féminisme
Mylène n'a jamais affiché publiquement ses opinions politiques et n'a jamais milité pour une cause ouvertement, bien qu'elle en ait soutenues plusieurs. Pourtant, son ½uvre est parsemée d'éléments revendicateurs, qui semblent avoir un fond militant. Ainsi, on peut déduire quelles luttes soutient Mylène. Parmi celles-ci pourrait figurer le féminisme. Même si le rapport n'est pas flagrant et que Mylène n'a jamais milité ouvertement dans une association féministe, mais elle a plusieurs fois abordé des thèmes chers aux féministes. Et il est même fort probable que ce combat lui tienne à c½ur pour différentes raisons.

Depuis le début de sa carrière, ce combat semble présent. Dans le clip Plus grandir, Mylène se trouve dans un couvent et redoute de grandir et de mourir. Une nuit, un homme s'introduit dans son lit et la viole. Mais après, Mylène consentit à cet acte, sous le regard outré de la Vierge et des deux s½urs religieuses, qui la puniront en la frappant. Malgré le consentement à l'acte sexuel, ce clip dénonce l'une des plus grandes brimades des femmes: le manque de liberté sexuelle. Les religions, dont le christianisme qui est la religion illustrée dans ce clip, perçoivent la sexualité d'un très mauvais ½il et la condamnent fermement. Il s'agit d'un sujet extrêmement tabou et souvent péché. Ainsi, les nonnes symbolisent la répression sexuelle dictée par la religion chrétienne, puisqu'elles châtient physiquement Mylène. De plus, autre fait notoire très important, les femmes sont très mal considérées dans les religions. Dans le christianisme, elles sont diaboliques et tentatrices, puisque c'est Eve qui a cédé au fruit de la tentation et a par la suite corrompu Adam. Mylène dénonce à la fois la répression sexuelle et l'oppression et la diabolisation des femmes dans les religions.

Avec son premier véritable grand tube, l'incontournable Libertine, Mylène reprend cette idée. En effet, dans ce clip, Mylène est vêtue comme un homme, et se comporte donc comme un homme. Mylène se qualifie de catin, ce qui n'est pas un terme très féministe, nous en conviendrons : « Je je, suis libertine, Je suis une catin ». Dans ce texte, on dénote plusieurs allusions érotiques : « Entre mes dunes, reposent mes infortunes, C'est nue que j'apprends la vertu », où les dunes représentent ses parties intimes (...), Quand de mes lèvres tu t'enlèves un goût amer me rappelle que je suis au ciel », allusion au cunnilingus et à l'orgasme. Mylène confie son envie de liberté sexuelle et sa philosophie hédoniste. Le message est le suivant : une femme multipliant les partenaires sexuelles et prenant du plaisir à avoir des rapports sexuels ne doit pas être méprisée. Malheureusement, force est de constater qu'une femme se comportant de la sorte est considérée comme une « fille facile », une « salope » ou encore une « pute ». Des termes peu gratifiants en quelque sorte. Mais un homme, lui, est un Dom Juan et un séducteur. Le constat est donc cruel et démontre qu'une inégalité et une injustice profonde persiste. Le message est donc qu'une femme qui a des aventures ne doit pas être perçue comme une mauvaise fille.

Avec Sans contrefaçon, Mylène aborde le thème du travestissement, de l'ambiguïté sexuelle et puis finalement le choix de l'orientation sexuelle. Dans ce sens, la chanson est assez similaire à Libertine. Mylène est vêtue en homme et affirme être un garçon : « Sans contrefaçon, Je suis un garçon, Et pour un empire, Je ne veux me dévêtir, Puisque sans contrefaçon, Je suis un garçon, (...),Un mouchoir au creux du pantalon, Je suis chevalier d'Eon ». Une femme n'est pas obligée d'être féminine et lutter contre les règles vestimentaires établies fait partie d'un combat du féminisme. Elle a le choix de s'habiller comme elle veut. Elle doit disposer des mêmes droits que les hommes, dans une société patriarcale. Mais cette chanson est aussi une manière de montrer qu'une femme a également le droit d'avoir son orientation sexuelle. L'homosexualité féminine est aussi un combat important du féminisme. L'homosexualité n'est pas explicite, mais un nombre important de femmes lesbiennes adopte un comportement et une apparence masculine.

Avec Sans logique, Mylène dénonce le machisme en s'appuyant sur la culture hispanique, connue pour son sexisme. Le clip met en scène une corrida humaine, pratique en plus d'être barbare qui peut aussi être un symbole de machisme. Le toréador, sous les yeux ébahis de sa famille (notamment des personnes âgées), semble être le vainqueur de combat face à son amante qui incarne le taureau. Contre toute attente, après avoir été prise d'une folie meurtrière (à l'image des paroles de la chanson), Mylène empale son amant avec ses cornes métalliques. Ainsi, les rôles sont inversés et la féminité gagne sur la masculinité, remettant en cause les préjugés et coutumes. Ce clip comporte son message féministe, en inversant non seulement les rôles, mais en dénonçant le sexisme de certaines cultures (ici, espagnole).

Dans le clip Je t'aime mélancolie, Mylène se livre à un combat avec un homme à la boxe, qui semble perdu d'avance. Sexe faible contre sexe fort, tel est le combat. Mais finalement et contre toute attente, Mylène qui remporte le combat. Ce clip repose sur le thème de la lutte des deux sexes. D'ailleurs, à plusieurs reprises, Mylène aborde ce thème dans ces clips (dans Sans logique par exemple, où elle empale son amant).

Dans Pas de doute, Mylène règle ses comptes avec la gent masculine, s'estimant supérieure par rapport aux femmes. Elle se moque ouvertement d'une faiblesse des hommes, qui les importe beaucoup d'ailleurs, à savoir l'éjaculation précoce. La langue française semble s'être lourdement trompée en qualifiant les femmes de sexe faible, puisque le sexe des hommes n'est pas aussi fort que le laisse croire leur réputation. Pour commencer, elle lui reproche la répétition lassante de l'acte sexuel : « Tout n'est qu'une vaine mise en scène, Tes faux départs sont toujours les mêmes ». Le vers suivant traite directement de ce problème sexuel masculin : « Tous tes ébats sont stériles et même ». Dans le refrain, on retrouve cette évocation de l'éjaculation précoce : « Pas de doute ainsi c'est sans doute une fuite, Mais te décharger de tout c'est illicite, (...),Quand tu n'as plus ta tête, tu fais tout trop vite, (...),Quand tu n'as plus ta tête, c'est toi qui précipites ». Dans le second couplet, Mylène répète la monotone de l'acte sexuel et ajoute ironiquement que cette faiblesse remet l'homme à sa place: « Tout n'est qu'une vaine mise en scène, Tes va et vient sont toujours les mêmes, Ton point de vue tordu sur le sexe faible, S'effondre un rien dans un cas pareil ». Il s'agit d'une vengeance envers les hommes, qui se croient souvent supérieurs aux femmes, alors qu'ils paraissent être le vrai sexe faible.

Un autre thème abordé est l'infidélité masculine, courante et bien plus acceptée que l'infidélité féminine. Dans Beyond my control, Mylène surprend son amant dans les bras d'une autre. Là, l'homme lui sort des discours banaux, bien connus chez les hommes en lui disant "J'ai besoin de tes bras" Mais c'en est trop pour elle puisqu'elle lui dit "Tu nous fais du mal", tout en le traitant de lâche : « Lâche !, It's beyond my control, C'est plus fort que... Toi, Toujours en cavale, It's beyond my control ». Le thème du crime passionnel fait alors son apparition. En effet, elle le punit très sévèrement, afin que ses infidélités cessent éternellement. Elle le tue : "Je n'comprends plus j'ai du sang sur mes doigts". De plus, la force féminine supplante la force masculine, puisque les rôles sont inversés. En effet, ce sont les femmes qui sont habituellement tuées par leurs conjoints, tandis que dans la chanson, l'homme est assassiné par sa femme.

Avec la chanson XXL, Mylène reprend un message universel et fédérateur. Les paroles sont apparemment légères, du moins différentes des précédentes, mais elles expriment bien la volonté de recevoir de l'amour, indispensable à toutes les femmes. Même des femmes au destin tragique, victimes de violences ou de trafic sexuel, ont ce besoin d'amour et non de mépris. Les femmes de tous les horizons éprouvent ce besoin : « Qu'on soit des filles de cocktails belles, Qu'on soit des filles des fleurs de poubelles, (...),Qu'on soit des filles de l'histoire rares, Qu'on soit des filles des fleurs de trottoirs ». Par ailleurs, Mylène mentionne l'IVG, avant de chanter le refrain, un combat du féminisme, et qui heureusement et malheureusement perdure encore aujourd'hui : « Pour l'IVG ou en bulle nous on a, On a besoin d'amour, On a besoin d'amour, Besoin d'un amour XXL, On veut de l'amour XXL »

Dans le clip de California, Mylène reprend le thème de la vengeance. On assiste aussi au triste sort réservé à de nombreuses femmes dans le monde, à savoir la prostitution. La prostituée des bas-fonds est victime de son mac, qui est violent. Elle doit aussi céder à ses désirs. Il finit par la tuer. Mais sa jumelle de métier, une prostituée de luxe, décide de la venger, en tuant à son tour le mac. Elle exprime sa colère contre cet homme, qui s'est cru supérieur à la femme, tout en abusant de sa faiblesse. Ici, il s'agit d'une dénonciation d'un système patriarcal et violent, ainsi que de l'exploitation sexuelle des femmes.

Dans la chanson Méfie-toi, Mylène fait l'apologie de la supériorité de l'esprit sur le corps. Les vertus spirituelles sont souvent considérées comme des valeurs féminines : « Au jeu du corps à corps, L'esprit est bien plus fort, Méfie-toi des puissances, Des vierges sans défense, Leurs forces sont subtiles, La force est féminine ». Sous leur apparence fragile, les femmes possèdent un pouvoir caché mais bien réel. De plus, elle mentionne les initiales IAO, le I pour Isis, déesse universelle aux fonctions multiples, de la féminité entre autres. Isis est un archétype universel de la féminité, d'autant que les femmes étaient respectées et égales aux hommes dans la civilisation égyptienne antique.

Avec son retour en 2005, Mylène revient avec Fuck them all. Cette chanson est en fait un triste constat sur le sort réservé aux femmes. Mylène rappelle que le rôle des femmes doit être pris en compte, tout en évoquant les femmes battues ou victimes de discrimination, avec le fameux pont en anglais. Tout d'abord, elle dénonce les mensonges des hommes : « La nature est changeante, L'on respire comme ils mentent ». Elle appuie aussi le fait que les hommes doivent leurs réussites aux femmes, trop peu considérées : « Au temps des "Favorites", Autant de réussites, Pour l'homme qui derrière a..., Une belle qui s'affaire... à. Faire...de leur vie un empire ». Les Favorites étant ces femmes nobles ayant contribué à la réussite de leurs époux. Mylène évoque aussi les violences conjugales et sexuelles : « Faire l'amour à Marie, Blood and tears !, Et "Marie" est martyre ,Blood and tears, Sur le mur nos soupirs ! » Marie incarne toutes les femmes violentées ou assassinées par des hommes. On peut aussi émettre l'hypothèse qu'il s'agisse d'un hommage à Marie Trintignant, morte des coups de son compagnon. La nature féminine est souvent perçue comme douce, stéréotype sexiste très courant et dénoncé dans le texte : « De nature innocente, L'on manie élégance » Cependant, il faut se méfier des puissances féminismes (comme elle l'affirmait déjà dans Méfie-toi) : « Et d'une main experte, D'un glaive l'on transperce, Les discours trop prolixes, Que de la rhétorique, Lâchetés familières, Qui nous rendent guerrières ». Dans le refrain, Mylène inverse les rôles et invite les femmes à combattre les injustices dont elles sont victimes : «Fuck them all !, Faites l'amour, nous la guerre, Nos vies à l'envers, Fuck them all !, Faites l'amour, nous la guerre, Saigner : notre enfer !, Fuck them all ! ». Le pont musical évoque une situation, de plus en plus inquiétante, des femmes de nos jours, à savoir les préjugés machistes : « Hey Bitch !,You're not on the list !, You witch you suck you bitch, They said...,Hey Bitch !,You're not on the list !,You witch he sucks you, bitch !,They said...,Hey Bitch !,You're not on the list !, What's your name again ?” Ces mots vulgaires ne sont pas anodins, puisqu'il désigne le type de langage très courant dans certains milieux médiatiques (hip-hop et porno chic entre autres). Les femmes sont considérées comme des objets sexuels méprisables. Mylène dénonce cette perception des femmes, malheureusement en recrudescence.

A travers Dans les rues de Londres, Mylène rend un hommage à l'écrivain britannique Virginia Woolf. Femme de lettres de l'époque victorienne, elle était aussi une féministe notoire, défendant et revendiquant les droits des femmes et affichant également sa bisexualité. Ainsi, il a activement milité pour la reconnaissance sociale des femmes et la liberté sexuelle. Son ½uvre est aussi torturée. Mais elle connaîtra une destinée tragique. Envahie par des hallucinations et des troubles psychiques profonds, elle se suicide en 1941. Le texte fait allusion à sa folie, source d'art littéraire : « C'est comme une lettre, Qui s'est écrite à l'envers..., Coule dans ma tête, Un monde fou qui veut naître ». Son désespoir est aussi dépeint : « Je remets ma vie à..., Un plus tard abandonné, Pour simplement vivre, Tenter d'atteindre une humanité ». Il semble que pour les couplets, Mylène se met à la place de Virginia en utilisant le pronom « je », tandis que dans les refrains, elle constate son triste sort : « Mais tu sais, son âme est belle, Dans les rues de Londres, (...), Et les rues de Londres, Souffleront sur des mystères, D'une autre fois..., Virginia ». Avec cette chanson, Mylène prouve son attachement et son admiration pour Virginia Woolf et il est évident que la cause féminine lui tient à c½ur.

Dans Porno graphique, Mylène reprend une critique qui lui avait été faite en 2001, lors de la sortie de son best of Les mots. En effet, on lui avait reproché de prôner le porno chic dans ses clichés sensuels signés Ellen Von Unwerth. Une définition de cette tendance s'impose. Le porno chic, élaboré par les marques de luxe et présent dans la publicitaire, consiste à montrer des clichés très suggestifs, voire carrément sexuels, malgré l'absence de pornographique traditionnelle. Les femmes sont constamment dénudées, parfaites et retouchées physiquement rabaissées en tant qu'objets sexuels et en soumission. On peut légitiment garantir que cette tendance provenant des milieux branchés vise à se différencier de la sexualité des « bas fonds ». Le fait est que Mylène avait répondu fermement aux critiques l'accusant de prôner le porno chic. Avec Porno graphique, elle répète ne pas adhérer à ce mouvement en le dénonçant violemment : « Je dis qu'il n'y a pas d'porno chic, Mais bien que des porcs au sens strict ». Mylène n'adhère pas à ce procédé dégradant pour l'image féminine et confirme la lubricité de l'âme humaine, tout en n'établissant aucune différence entre porno chic et véritable pornographie.

Selon certains de ses détracteurs, le fait d'aborder ouvertement le thème de la sexualité tout en adoptant une image sexy ne contribue pas au féminisme et incarnerait même la tendance inverse. En effet, certains estiment que Mylène se présente en femme objet lorsqu'elle est vêtue légèrement et sensuellement. Néanmoins, Mylène n'a jamais subi les lois commerciales érigées pour permettre à un produit commercial de durer. Dès le début de sa carrière, elle a imposé son univers artistique avec ses thèmes prédicateurs. Parmi ceux-ci, on retrouve la mélancolie, la mort, mais aussi l'érotisme. L'ambiance artistique de Mylène est associée à des mouvements tels que le romantisme ou le symbolisme, et la sexualité fait partie de ces courants. Mylène n'est donc pas victime des paroles et images érotiques qu'elle véhicule, mais elle les choisit elle-même. De plus, il s'agit aussi d'une manière de revendiquer sa féminité et les droits des femmes. Bien qu'elle ne s'est jamais affichée clairement féministe, tout comme à aucun autre mouvement, mais plusieurs éléments de son ½uvre attestent que ce combat la touche particulièrement.


Un grand merci à Mylenexxl pour la création.

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 04:29

Modifié le mardi 28 octobre 2008 08:00

Dégénération

Dégénération
DEGENERATION


Sexy Coma..., Sexy Trauma...

Coma des sexes, des styx, t'es statique
Coma des sexes, des styx, extatique
Coma des sexes, des styx, des-des statiques
Coma des sexes, des styx, esthétique

Ouhh ouuh ah ouuhh
Ouhh aah ouuhh, Dégénération
Ouhh ouhh ééh oùhh est
Ma Génération?


Sexy Coma, Sexy Trauma

J'sais pas moi mais faut qu'ça bouge!
J'sais pas moi mais faut qu'ça bouge!
J'suis coma là mais faut qu'ça bouge!
J'sais pas moi mais faut qu'ça bouge!

Sexy Coma, Sexy Trauma



Le grand retour de Mylène est enfin officiel et a débuté. Dégénération est le titre de son nouveau titre; pour un futur album annoncé en aout. La pression et la joie montent simultanément. Dans son entretien accordé au magazine Paris Match, elle avait affirmé que le son du nouvel album serait électro et elle n'a pas menti.

Dés la première écoute, on retrouve ces sonorités électroniques déjà présentes dans Porno graphique. La musique est originale, novatrice et entrainante a souhait. Pour ma part; je suis comblée et impatiente de pouvoir écouter enfin ce nouvel album tant attendu. Ce retour s annonce génial.

Les paroles, bien que courtes, sont un joli clin d ½il à Désenchantée et à California. D ailleurs, Dégénération m'a immédiatement fait penser a Désenchantée, de part son titre faisant echo à la fameuse "génération désenchantée". L'humour et le sexe se côtoient; ce qui donne un résultat savoureux. Enfin bref; un retour réussi.

Le clip, bien que court, est une réussite. Mylène incarne une femme ovni débarquant dans un centre médical rappelant ceux des nazis. Suite a des expérimentations, les cobayes dégagent une libido totalement décomplexée. Les scènes sont à la fois très érotiques et esthétiques. La similitude avec Désenchantée se retrouve jusque dans le clip, puisque Mylène est a nouveau prisonnière d un camp carcéral et violent. Le seul bémol réside dans le fait que le clip est trop court, sans réel prélude ni fin concrète. L'univers médical semble occuper une place importante dans son nouveau retour compte tenu du clip et du titre de l'album, Point de suture. Mais peut-être que cette allusion sert à exprimer d'autres propos, comme elle le fait habituellement.




# Posté le mercredi 02 juillet 2008 03:53

Modifié le samedi 18 octobre 2008 04:18

Mylène et le suicide

Mylène et le suicide
La mort est un des thèmes récurrents de Mylène, avec l'érotisme ou encore la mélancolie. Mylène est hantée par ses démons, que l'on retrouve durant toute sa carrière, même si évoqués de différentes manières. A plusieurs reprises, Mylène a abordé le douloureux thème du suicide. Nombreuses sont les chansons qui parlent de mélancolie et de désespoir, et qui s'achèvent par une fin dramatique, menant au suicide. Le suicide reste sans aucun doute l'un des plus grands tabous. D'ailleurs, dans le christianisme, le suicide est le seul acte impardonnable et quiconque se donne la mort est damné éternellement. Néanmoins, Mylène a évoqué ce thème à plusieurs reprises, tant il est à la fois angoissant et fascinant.

La première chanson qui semble évoquer le suicide est Au bout de la nuit, l'un des textes noirs de Cendres de lune l'un des premiers textes signés par Mylène. Au premier abord, le lien ne semble pas direct. Cette chanson est érotique à souhait, mais elle peut véhiculer un tout autre message. Elle peut parler d'un amour déçu, si décevant que les deux amants se suicident, òu Mylène tue son amant et se suicide après..."Au bout de la nuit, Sans vie, j'm'enfuis, Au bout de l'envie, Tout meurt sans cri". D'ailleurs, le mot suicide est clairement cité : « Chut !, Tout est vide, Tout est ride, Suicide ».

Dans La ronde triste, l'évocation du suicide semble claire. En effet l'humeur triste (« I feel sad ») semble due à une douloureuse séparation amoureuse : I love you I love you, I do love you , I love you I love you, I do love you”. Sa grande déception sentimentale l'affecte beaucoup, à tel point qu'elle semble envahie par des pulsions suicidaires: Let me scream, Let me die ». La mélodie répétitive de la chanson n'est pas étrangère à l'atmosphère pesante de la chanson.

Jardin de Vienne est sans doute la chanson la plus explicite sur le sujet, même si les paroles recourent aux métaphores. La chanson est en fait un hommage à un ami de Mylène qui s'est pendu dans un jardin public de Vienne. La pendaison fascine Mylène, de même que le suicide en suicide. Les premiers vers ne sont pas réellement explicites : Petit bonhomme, Ne sourit plus, La vie en somme, T'as bien déçu" Le désespoir de cette personne est immense. Mais les vers suivants dévoilent la triste réalité : « Ton corps balance, Au vent de soir, Comme une danse, Un au revoir » La description de cette mort est particulièrement atroce. En effet, comme le malheureux s'est pendu, son corps inerte balance après la corde, avec les mouvements du vent. Le refrain adopte un ton volontairement enfantin, qui signifie que Mylène ne se rend pas encore compte de ce qui s'est passé ou qui souhaite sublimer l'acte du suicide : « Monte sur l'arbre, Comme un oiseau, Pour que ton âme, Monte plus haut... » En outre, l'arbre est un élément central de la chanson, puisque la personne s'est pendue après un arbre. Ainsi, après avoir été le lieu de sa mort, il peut être un exutoire et un chemin vers un au-delà plus heureux que sa vie passée. Une autre allusion très dure, bien qu'implicite est faite avec cette mort : « Ta tête penche, Est-ce pour me voir ? , Au loin balance, La corde noire ». A nouveau, on imagine la terrible image de ce suicide : pendu, le corps du défunt suicidé, a sa tête penchée et balance, ce qui donne l'impression qu'il regarde Mylène. Mais Mylène réalise enfin l'affreuse réalité : « Ce soir j'ai de la peine, Il s'est pendu, Dans un jardin de Vienne ». Cette chanson est l'une des plus intenses en émotion et l'une des plus tristes de sa carrière. La musique rappelle étrangement une messe funèbre, ce qui confère à la chanson un aspect très douloureux, tel un adieu définit et rempli de chagrin inconsolable.

La chanson Puisque semble aussi évoquer le suicide. Dans un premier temps, on peut y voir l'histoire d'une tragique relation amoureuse : «Si nous n'avons plus à nous dire, Sans rougir je peux l'écrire, Je vous aimais ». Pourtant, certains vers peuvent évoquer le suicide, d'autant que la chanson prend clairement des formes d'adieu : « Puisque je vais vous quitter ce soir, (...),Puisque ma vie n'est qu'un long sursis, Je veux un nouveau berceau le paradis ». Le paradis représente à ses yeux une meilleure vie et une solution à ses souffrances existentielles. Le refrain est encore plus explicite : « Lasse je m'efface, Lasse je m'efface ». Comme à l'accoutumée, Mylène utilise de nombreuses métaphores dans ses textes, ce qui ouvre la porte à différentes hypothèses.

A quoi je sers, l'une de ses plus beaux textes, mais aussi un des plus désespérés, rappelle indéniablement le suicide. Dans cette chanson, Mylène élabore un triste constat sur son existence, avec un amertume et une mélancolie très fortes : « Poussière vivante,, Je cherche en vain ma voie lactée, Dans ma tourmente, Je n'ai trouvé qu'un mausolée, (...),Je tourne des pages, Mais... des pages vides ». Ce pessimisme énorme l'amène à se poser des questions accablantes d'accablement et amenant à la solution ultime et désespérée du suicide : « Chaque heure demande pour qui,, pour quoi, se redresser, (...), Dis... à quoi bon vivre ». Mais c'est dans le refrain que Mylène confie directement son envie de quitter ce monde et de mettre fin à ses jours : « A présent je peux me taire, Si tout devient dégoût ». A l'image de la chanson, le clip reprend cette thématique très sombre. En effet, il s'agit d'une allégorie du suicide. Le fait que le clip soit réalisé en noir et blanc accentue cet aspect tragique. Mylène se trouve au bord d'un étang, une valise à la main (qui semble vide), où un passeur vient la chercher. Le fleuve qu'elle traverse semble symboliser le Styx, le fleuve des morts dans la mythologie grecque. Le regard et l'expression faciale de Mylène sont désespérés et profondément morbides. Bientôt, apparaissent les personnages de ces clips précédents. Puis ils se dirigent tous dans le fleuve, tel un suicide par noyade. Mylène semble mourir à une seconde fois.

Je t'aime mélancolie est certes un texte ironique en réponse aux journalistes très critiques envers Mylène, mais qui n'en demeure pas moins sombre. Mylène évoque sa mélancolie : « J'ai comme une envie, De voir ma vie au lit, (...), Quand tout est gris, La peine est mon amie ». Elle confie aussi ses envies suicidaires : « Je savoure la nuit, L'idée d'éternité, (...),Un long suicide acide, Je t'aime mélancolie, (...),J'ai comme une envie, De voir ma vie en l'air. Le texte est une réponse aux médias qui la perçoivent comme quelqu'un de torturé et de morbide en permanence. A cette occasion, Mylène ironise la situation, en utilisant l'auto-parodie : « Oh viens je t'en prie, C'est ton amie aussi, C'est l'élixir de mes délires,Je t'aime mélancolie, (...), Sentiment qui, Me mène à l'infini, Mélange du pire, de mon désir, Je t'aime mélancolie ».

Dans Il n'y a pas d'ailleurs, Mylène est comme l'ange gardien d'une personne suicidaire. Elle tente de la dissuader de commettre l'irréparable. Néanmoins, on ne sait si elle s'adresse à une autre personne ou à son double, envahi par des idées noires : " Tant de jours, De nuits trop brèves, Ces soupirs, Que tu achèves, Sans y croire, dérisoire, Tu voudrais d'un autre monde, Je te sens la proie d'une ombre illusoire, Il faut me croire". Le refrain est paradoxal et comporte deux sens, l'un plutôt optimiste et l'un pessimiste : « Il n'y a pas d'ailleurs, Il n'y a pas d'ailleurs, Tu sais que ta vie, c'est ici, Il n'y a pas d'ailleurs, Il n'y a pas d'ailleurs, Tu sais que ta vie, C'est la mienne aussi ». Ces mots peuvent soit anéantir l'espoir meilleur, ce qui confère alors à la chanson un aspect sans espoir, ou alors signifier que la personne suicidaire doit rester sur terre auprès d'elle. A nouveau, plusieurs sens sont possibles, mais il n'empêche que le suicide est clairement mentionné dans le texte, d'autant que la musique prend des airs de marches militaires funèbres.

Dans Beyond my control, Mylène évoque le crime passionnel, l'amour passionnel menant à commettre le pire : « Je n'comprends plus pourquoi, J'ai du sang sur mes doigts, (...), Dors en paix je t'assure, Je veillerai ta sépulture mon amour » On peut y déceler une trace du suicide, lorsqu'elle confie qu'elle rejoindra peut-être son amant qu'elle a tué. "Je te rejoindrai peut-être, mon amour" L'amour est souvent associé à des sentiments morbides et à une destinée funeste. Tout comme dans Au bout de la nuit, Mylène préfère voir son amant mourir plutôt que d'être quittée. Ainsi, elle le tue et met fin à ses jours, afin d'être éternellement liée à lui.

Le film Giorgino, morbide et véritable royaume de fantasmes et d'obscurité, aborde le thème du suicide à plusieurs reprises. Tout d'abord, la mère de Catherine se suicide par pendaison. A cette époque, une personne qui s'est suicidée ne pouvait pas bénéficier de funérailles dignes. Le sujet était ultra tabou, puisque dans le christianisme, le suicide est le seul acte impardonnable. Quiconque se suicide est à jamais damné, hypocrisie notoire, puisque les crimes les plus atroces peuvent être pardonnés. A la fin du film, Catherine tente de se suicider par pendaison, tout comme sa mère, mais est finalement sauvée par Giorgino, la ranime en lui faisant l'amour.

Pourtant, après sa métamorphose de 1995, Mylène ne délaisse pas pour autant son côté sombre. Eaunanisme est un des textes de Mylène qui possède le plus de sens et aussi l'un des plus noir de l'album. Certes, certaines allusions sont très érotiques mais une dimension mélancolique et nostalgique habite le texte : « J'irai lui dire, Que son coeur s'est fatigué, De vous, J'irai lui dire, Que de l'homme elle s'est lassée ». On perçoit une grande sensation de lassitude suite à des expériences passées éprouvantes. Néanmoins, le sens de la chanson demeure très mystérieux et il n'est facile de déterminer à qui s'adresse la chanson. Les vers « Que sa vie rare, Est cachée dans le velours... de l'immensité, Qu'il est trop tard pour l'aimer, Elle s'est dissoute... dans l'éternité, Eau » font clairement allusion à une fin tragique. L'héroïne de la chanson semble avoir mis fin à ses jours, même si ces phrases ne sont pas explicites. D'ailleurs, notons que Mylène a souvent recouru à des métaphores sublimes pour évoquer le suicide notamment.

Dans Comme j'ai mal, Mylène utilise clairement le pronom "je". Là encore, deux lectures sont possibles: celle d'un amour malheureux qui se termine dramatiquement ou du suicide. Par ailleurs, dans le mouvement romantique, courant très cher à Mylène, l'amour, une passion funeste, mène souvent à la mort, notamment au suicide. De nombreux héros romantiques, déçus et accablés en amour, choisissent de se suicider, ne pouvant supporter la souffrance engendrée par cette déception sentimentale. Dès le début, Mylène semble évoquer une relation de couple qui ne fonctionne pas, ou plus : « Je ressens ce qui nous sépare, Me confie au gré du hasard, Je vis hors de moi et je pars ». Le refrain reprend cette thèse : « Comme j'ai mal, Je n'verrai plus comme j'ai mal, Je n'saurai plus comme j'ai mal, Je serai l'eau des nuages, Je te laisse parce que je t'aime, Je m'abîme d'être moi-même, Avant que le vent nous sème, A tous vents, je prends un nouveau départ ». Envahie par la douleur, Mylène songe à se supprimer, en devenant « L'eau des nuages », ne supportant plus la douleur causée par cette relation sinistre. Là encore, ce sont les métaphores qui font clairement penser au suicide.

Le clip de L'âme-stram-gram a pour thème principal, avec le thème du double, de l'amour fraternelle, de la séparation, le suicide. En effet, Mylène incarne deux s½urs jumelles. Evoluant dans un jardin idyllique, leur bonheur est perturbé par une troupe de cavaliers barbares. L'une d'elle est enlevée, tandis que l'autre est assommée. La première, croyant sa s½ur morte, se suicide du haut d'un grand escalier de la muraille de Chine pour la rejoindre. Son esprit, doté de pouvoirs surnaturels, sauvera sa jumelle, qui après se retrouvera seule et abandonnée. Accablée par la douleur de la séparation, elle décide à son tour de se suicider du haut d'un mur. La séparation d'un être cher, ici de sa s½ur jumelle, avec qui elle entretient une fusion très profonde, pousse au suicide. Pour l'anecdote, la scène finale du suicide du haut du mur, était initialement prévu pour le clip Maman a tort. Mais par manque de moyens financiers, ce projet a été abandonné.

Sous ses airs de chanson anodine et même joyeuse, à cause de la musique entraînante, C'est une belle journée s'avère être un titre extrêmement sombre. En effet, Mylène parle ouvertement mélancolie et de pessimisme :"A moitié pleine est l'amphore, C'est à moitié vide que je la vois encore") puis de suicide, tout en subtilité et poésie : « C'est une belle journée, Je vais me coucher, Une si belle journée, Qui s'achève, Donne l'envie d'aimer, Mais je vais me coucher, Mordre l'éternité, A dents pleines ». Malgré cette journée joyeuse en apparence, Mylène éprouve des envies suicidaires et envisage de mettre fin à ses jours. D'ailleurs, lors de l'entretien accordé à l'émission 7 à 8, Mylène avait confié avoir abandonné l'idée de dire "Je vais me tuer", pour ne pas heurter les personnes sensibles.

Avec l'album Avant que l'ombre..., aucune allusion directe n'est faite au suicide, même si la mélancolie est présente dans plusieurs chansons (Redonne-moi, Tous ces combats, Derrière les fenêtres et J'attends). Pourtant, ce n'est pas pour autant qu'elle renonce à aborder ce thème.

En effet, alors que son retour s'annonce imminent, Mylène a proposé une affiche particulière pour la promotion de ses concerts aux stades de France et de Genève, intitulé Tour 2009. La photo est très surprenante, voire choquante et déplacée pour certains. On y voit Mylène allongée, dans une pose très suggestive et vêtue de manière dénudée (jambes écartées et boxer à petits pois dévoilé), sur le bitume dans une position morbide. Ainsi, elle apparaît comme morte et le lien avec le suicide est explicite. Elle semble s'être jetée par la fenêtre. Cette image a suscité de nombreuses réactions. Selon certains médias, il s'agit d'une stratégie commerciale (critique habituelle de la part de certains) ou alors d'un très mauvais goût et d'une fascination morbide pour la mort et le suicide. D'ailleurs, à plusieurs reprises, Mylène a dû affronter ce genre de critiques, lui reprochant son attirance pour ces sujets tabous. Si Mylène dérange, c'est aussi parce qu'elle aborde des sujets dérangeants, dont le suicide.



"Ca me fascine! C'est un acte que je pourrais qualifier de beau, de courageux certainement. Dans cette chanson (Jardin de Vienne), je parle de quelqu'un qui habille, qui met en scène son suicide. Là c'est romantique, c'est esthétique même. Quelque part, j'ai une âme suicidaire, c'est à la fois une peur quant à l'au-delà, mais aussi une détermination, l'envie de dire "maintenant ça suffit"."

"Je fais appel à ma mémoire, mais je me souviens quand j'ai écrit C'est une belle journée, dans le refrain j'avais mis:"C'est une belle journée, Je vais me tuer à la place de C'est une belle journée, Je vais me coucher. Et je crois que là, ce pourrait être un appel au suicide de certaines personnes fragiles. Et j'ai changé ce mot pour un autre parce que c'est peut-être tout d'un coup quelque chose de trop fort, trop déterminant."


Un immense merci à Mylenexxl pour le montage.

# Posté le dimanche 08 juin 2008 03:43

Pocahontas

Pocahontas
En grande inconditionnelle de Disney, Pocahontas fait partie de mes dessins-animés favoris pour plusieurs raisons. Tout d'abord, l'histoire se déroule en Amérique du Nord et met en scène la culture indienne, qui me touche particulièrement pour des motifs que j'avais déjà évoqués dans un précédent article. De plus, ce dessin-animé est aussi servi par une musique magnifique, comme dans quasiment tous les autres dessins-animés des studios Disney. Mais ce dessin-animé est aussi un des seuls à se terminer plus tragiquement que les autres. En effet, la relation amoureuse entre l'héroïne, Pocahontas, et John Smith s'achèvent et ne pourra continuer.

L'histoire débute à Londres, où un navire part pour le nouveau continent, l'Amérique, alors espoir de nouvelles richesses. Le gouverneur Ratcliff est avide de fortune et compte ainsi aller sur les traces des conquistadores espagnols, ayant ramené des richesses colossales d'Amérique du Sud. Le capitaine du bateau, John Smith, est lui intéressé par l'aventure et la découverte d'une terre jusqu'alors inconnue. Il fera la connaissance avec Pocahontas, princesse indienne fille d'un grand chef et entretiendra une liaison amoureuse interdite, puisque Pocahontas est déjà promis au valeureux guerrier Kocoum. John Smith sera accusé à tort d'avoir provoqué la mort de ce dernier (tué par un autre marin voulant protéger John), parti à la recherche de Pocahontas. Le conflit semble alors inévitable entre les Indiens et les occupants britanniques. Mais grâce aux forces de la nature, la bataille s'arrêtera. Mais blessé maladroitement par Ratcliff, John est contraint de retourner en Angleterre. C'est ainsi que leur amour cesse.

Ce dessin-animé est une superbe leçon d'humanisme et de tolérance. Il s'agit là d'une véritable ode à la nature et au respect des autres cultures. Le peuple indien est l'un des plus sages, entretenant un respect profond pour la faune et la flore. La chanson du film intitulée L'air du vent, est d'ailleurs un superbe message de considération de la nature et de tolérance.

# Posté le mardi 03 juin 2008 05:00

Fransico de Goya

Fransico de Goya
Francisco de Goya est l'un de mes peintres favoris. Espagnol, il est né en 1746 et est mort en 1828. Il était l'un des peintres officiels et attitrés du roi d'Espagne. Par ailleurs, il était également un graveur renommé. L'ensemble de son ½uvre mêle portraits royaux, représentations érotiques et plus sombres. La guerre l'influença beaucoup. On peut également remarquer une touche aérienne, estompée sur certaines toiles, que l'on retrouve chez Leonard de Vinci d'ailleurs, ce qui leur confère un aspect superbe.

J'apprécie énormément sa manière de peindre, associant légèreté et obscurs. Plus précisément, j'ai une préférence pour ses toiles sombres, notamment celle représentant un sabbat (une messe noire), qui illustre mon article. Certaines de ses gravures sont aussi particulièrement belles, même si parfois morbides (notamment une mettant en scène un pendu).

Goya reste un peintre typique du patrimoine espagnol, tout comme beaucoup d'autres. L'Espagne est un des pays les plus riches d'un point de vue pictural. Son ½uvre est vraiment particulière, puisqu'elle avait à la fois une fonction royale mais aussi plus personnelle pour le l'artiste.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 13:50