Mylène belle et bête de scène

Mylène belle et bête de scène
Mylène n'a rien à envier en matière de spectacle à ses homologues américains comme Madonna ou Johnny Hallyday. D'ailleurs, tout comme elle est l'instigatrice des clips fabuleux dans le paysage musical français, elle est aussi la seule artiste française à proposer des concerts dit « à l'américaine », tout comme le fait Johnny Hallyday. Dès sa première tournée, le Tour 89, Mylène a dévoilé un spectacle théâtral et grandiose, mêlant chorégraphies millimétrées, costumes soignés, effets de lumière et mise en scène cohérente et superbe, entre des moments énergétiques et émotifs. Qu'on aime ou pas Mylène, il faut tout de même admettre que ses spectacles sont exceptionnels et merveilleux. Un regard objectif en matière d'œuvre artistique est nécessaire. Elle mérite le surnom de belle et bête de scène.


Pour sa première tournée, le Tour 89, Mylène propose un concert à la fois théâtral et quelque peu lugubre. En effet, l'ambiance rappelle l'esthétique sinistre des cimetières, lieux par ailleurs beaucoup appréciés par Mylène. Les décors sont composés de grille et de tombes. Pour l'entrée en scène, elle nous apparaît vêtue de façon vampirique en jaillissant de la lumière et parcourant ce cimetière en entonnant L'horloge. On retiendra de très bons moments, comme Sans logique, avec une chorégraphie efficace, où Mylène effectue son pas de danse le micro en main, Maman a tort et le confrontation parlée avec la choriste Carole Frédérick, Puisque, premier moment d'émotion, Pourvu qu'elles soient douces, moment dynamique tant attendu et que sert de présentation aux musiciens, Sans contrefaçon, autre moment phare où l'ambiance du clip est reconstituée grâce aux costumes, Jardin de Vienne, avec toute l'émotion sincère d'une Mylène bouleversée, Tristana, également mis en scène à la manière du clip, Ainsi soit je..., moment d'émotion majeur et ultime, Libertine, et ses nombreux rappels et enfin, Je voudrais tant que tu comprennes, un final de plus poignants et magnifiques...Avec cette première tournée, Mylène s'impose déjà comme une artiste qui maîtrise parfaitement la scène.

En 1996, Mylène entame sa 2ème tournée intitulée Tour 96, après la sortie de l'album Anamorphosée. A l'image de l'album, elle apparaît métamorphosée et cette transformation se retrouve sur scène. Le changement est radical, tant visuellement que musicalement. L'ambiance est plus futuriste, sexy et américaine, ce qui lui vaudra la comparaison d'avec Madonna et le surnom de French Madonna. Elle entre sur scène toute (dé) vêtue de blanc sur Vertige, encore plus énergétique que sur l'album studio. Elle avance sur un tapis roulant et interprète ensuite sa chanson. On retiendra les très bons moments que sont California, avec la fameuse chorégraphie bouddhique et langoureuse, Que mon coeur lâche dans une version pailletée et rock, Je t'aime mélancolie où la chorégraphie, l'une des meilleures de sa carrière, est parfaitement maîtrisée, Libertine, complètement réorchestré, L'instant X, Alice où Mylène est perchée sur la fameuse araignée qui descend du plafond, Sans contrefaçon, avec des drag-queen, Désenchantée, moment de pure folie, Rêver, grand moment d'émotion et sans doute la meilleure version live de ce titre, et le final XXL, avec effets pyrotechniques à l'appui. Ce show se veut lumineux et dynamique, mais ne délaisse pas pour autant les moments d'émotion (L'Autre..., Rêver, Laisse le vent emporter tout et Ainsi soit je...).

En 1999, après son retour avec l'album Innamoramento, Mylène fera une grande tournée de 43 dates, en passant par la Russie, intitulée Mylenium Tour. Ce spectacle est grandiose, mégalo pour certains, critique reprise plusieurs fois. L'ambiance est un condensé des deux tournées précédentes, mêlant mysticisme et dynamisme. Le décor est constitué d'une immense statue représentant Isis dans la posture de Bouddha. Le soin apporté aux tenues est remarquable, d'autant que les nouvelles chorégraphies sont élégantes. Pour l'entrée en scène, Mylène vise très haut. Elle arrive sur scène vêtue d'une robe perlée quasi transparente de la tête de la statue d'Isis qui se fend en deux sur l'instrumentale Mylenium. Elle descend doucement pour enfin arriver dans la main de la déesse. Malgré les critiques faisant part d'un son pas toujours maîtrisé sur certains titres, on retient d'excellents moments :L'âme-stram-gram avec la chorégraphie présentée à la télévision et un costume asiatique rappelant le clip, Il n'y a pas d'ailleurs où Mylène est sur la main de la déesse qui s'élève, Optimistique-moi et sa chorégraphie très efficace rappelant Claude François, Pourvu qu'elles soient douces, suivi d'un medley avec Libertine, Maman a tort et Sans contrefaçon, Regrets, très joliment interprété en solo, Désenchantée, réorchestré façon techno, Dessine-moi un mouton où Mylène est perchée sur la balançoire, California, dans une version jazzy très réussie, Je te rends ton amour, très bien mis en scène avec la plate-forme montante et le final sur Innamoramento. Ce show, grandiose de par la statue, des costumes magnifiques, a la particularité de mêler derniers titres de l'album Innamoramento, d'autres tubes (Beyond ma control, inédit sur scène, Rêver, Pourvu qu'elles soient douces, Regrets, également inédit sur scène, Désenchantée, California), et titres moins connus et jamais interprété sur scène (Il n'y a pas d'ailleurs, Mylène is calling et Dernier sourire, très beau moment d'émotion). Avec cette tournée, Mylène bat tous les records : elle est couronnée de succès et il semble qu'à chaque nouveau concert, elle propose davantage de moyens techniques.

En 2006, Mylène fera 13 dates à Bercy uniquement. Le spectacle s'annonce immense, car l'infrastructure scénique est intransportable, et s'intitule Avant que l'ombre...à Bercy. Mylène nous apparaît dans un caisson, cercueil ou sarcophage du haut de la scène de Bercy sur une intro endiablée, annonçant la chanson Peut-être toi. Elle descend ensuite pour atterrir sur la croix géante avant de se faire porter par 6 hommes sur l'avant de la scène. Mylène est aussi vêtue sexy comme sur les 2 tournées précédentes. Ce show réunit tous les ingrédients nécessaires: mise en scène et décors grandioses, éclairages magnifiques, costumes sublimes, voix parfaitement maîtrisée, chorégraphies efficaces, moments d'émotion et de partage et son excellent sur tous les titres, à la différent du Mylenium Tour. On retiendra les très bons moments comme l'entrée en scène évidemment, mais aussi : Porno graphique, avec une chorégraphie déjantée et originale, Sans contrefaçon, moment de délire et tube toujours aussi efficace où Mylène porte un costume rappelant l'univers étrange de Charlie et la chocolaterie, Q.I., dans une version plus langoureuse que dans l'album et avec une chorégraphie rappelant celles des ballets, C'est une belle journée, suivi du magnifique interlude avec les danseurs Los Vivancos, Ange, parle-moi, et son arrivée superbe sur un chandelier survolant toute la salle, Rêver, 3ème fois consécutive mais magnifique au niveau des éclairages, Désenchantée, dans une version électronique avec toujours le même engouement euphorique, Je t'aime mélancolie et sa très belle mise en scène avec chorégraphie et rideaux, Les mots, interprété en duo avec Abraham, qui chante très bien d'ailleurs, Déshabillez-moi, moment de rire et de délire, Fuck them all, fort réussi musicalement et visuellement et enfin le final, Avant que l'ombre..., sans doute le plus beau de tous, tant il est splendide et atteint un paroxysme. Ce spectacle reste le plus grand de tous, car on constate bien qu'il était réellement intransportable. Mylène aura choisi d'occulter l'album Innamoramento, ce qui est fort dommage. Mais elle aura choisi des moments dynamiques (Porno graphique, Sans contrefaçon, Q.I., C'est une belle journée, Je t'aime mélancolie, Fuck them al) et un tableau d'émotion qui rend très bien (Ange, parle-moi et sa très belle mise en scène, Redonne-moi, Rêver, L'Autre..., dans une très belle version et enfin Les mots, chanté avec Abraham Laboriel). On constate effectivement que plus le temps passe, plus Mylène adopte une débauche de moyens pour ses spectacles, ce qui lui confère une réputation de bête de scène.

Mon concert favori a longtemps été le Mylenium Tour, tout comme mon album préféré était Innamoramento. Pourtant, avec le temps j'ai appris à apprécier Avant que l'ombre...autant que son prédécesseur. A mon sens, Avant que l'ombre...à Bercy atteint l'apothéose. En effet, le final est le plus jamais réalisé et tous les domaines sont maîtrisés. Sur les concerts précédents, il est indéniable que le soin apporté aux costumes, aux chorégraphies et à la mise en scène est énorme, mais avec Avant que l'ombre...à Bercy, contrairement au Mylenium Tour, le son et la voix sont parfaitement maîtrisés. J'ai donc une petite préférence pour le dernier concert en date. Cela dit, selon les périodes, je préfère tel ou tel concert. Le Tour 89 m'avait surprise en bien. J'avoue apprécier beaucoup cette ambiance lugubre, d'autant que la mise en scène et les costumes fidèles aux clips me conviennent beaucoup. Le Tour 96 est très réussi d'un point de vue dynamique et pour l'originalité et l'innovation, d'autant que les costumes futuristes me plaisent beaucoup. Le Mylenium Tour est fabuleux visuellement. Cette ambiance mythologique me plait énormément, de même que pour moi les costumes de cette tournée sont les plus beaux.

Quoi qu'on dise, tous ses concerts sont somptueux et faramineux. Mylène est bel et bien une belle et une bête de scène. Attendons de voir ce qu'elle nous réserve pour ses concerts dans les stades. Si on suit la logique proposée jusqu'à présent, on peut espérer voir quelque chose de plus énorme encore que lors du concert précédent...

Et vous, quel concert préférez-vous?


"La scène n'a jamais eu un but lucratif pour moi".

"Jouer en public, c'est une émotion très belle mais très violente."

"La scène est un moment unique. Sur scène, on concentre toutes ses émotions, tous les états, autant d'éléments qui font 15 ans de votre vie. Il y a beaucoup de joies et beaucoup de peine. Je ne sais toujours pas vraiment qui est mon public. Ce qui nous réunit, ce sont les émotions fortes."

"La scène est un vertige qui vous porte vers le haut. J'aime son côté sensuel, foudroyant. C'est comme un orgasme."

# Posté le vendredi 04 avril 2008 18:09

Modifié le dimanche 06 avril 2008 14:24

Dessine-moi un mouton

Dessine-moi un mouton
DESSINE-MOI UN MOUTON

Quelle solitude de mourir
Sans certitude d'être au moins

Une particule de vie
Un point minuscule
Utile à quelqu'un

Quelle solitude d'ignorer
Ce que les yeux
Ne peuvent pas voir

Le monde adulte isolé
Un monde abrupt
Et là, je broie du noir

Dessine-moi un mouton
Le ciel est vide sans imagination
C'est ça
Dessine-moi un mouton
Redevenir l'enfant que nous étions
Dessine-moi un mouton
Le monde est triste sans imagination
C'est ça
Dessine-moi un mouton
Apprivoiser l'absurdité du Monde


Quelle solitude de se dire
Que la morsure
Du temps n'est rien

Le rêve est bulle de vie
Un bien majuscule
Utile au chagrin

Déconfiture, des pépins
Mais je veux croire
En l'Au-delà

Et vivre est dur, toujours un choix
Mais je jure
Que le monde est à moi

Il est à moi...
Il est à moi...
Il est à moi...
Il est à moi... Le Monde



Comme pour d'autres textes de l'album Innamoramento, Mylène s'est inspiré d'une référence artistique pour cette chanson, à savoir Le petit prince de St-Exupéry. Ainsi, le thème de l'enfance est à nouveau présent. La chanson est aussi celle qui se démarque le plus du reste de l'album, en raison de la musique aux sonorités rock. Sous ses faux airs de chanson joyeuse, la mélancolie et la solitude sont bel et bien latentes. La dimension onirique occupe une place importante, puisqu'elle permet l'évasion spirituelle.

La chanson bénéficiera d'une jolie mise en scène pendant le Mylenium Tour. Assise sur une balançoire égyptienne à tête d'ibis, Mylène interprète sa chanson, tandis que sa troupe de danseurs et danseuses effectuent une chorégraphie enfantine. Par ailleurs, la chanson sera le premier extrait de l'album live du Mylenium Tour.

# Posté le vendredi 04 avril 2008 18:08

Vieux bouc

Vieux bouc
VIEUX BOUC

Vieux bouc, je vous sens fébrile
aimez-vous mon petit nombril ?
J'entends hurler dans le vent
Est-ce le cri d'un chien, d'un enfant ?

Vieux bouc, êtes vous fragile
Aimez-vous mes cloches matines?
L'hymen sera mon présent
Maintenant, j'ai l'enfer dans l'sang

Ma p'tite âme est sale
Prends la nue dans les bras
Et je m'en irai loin, si loin
Loin de toi, vieux malin
Ma p'tite âme a mal
Prends moi nue dans tes bras
Et on s'en ira loin, si loin, si loin
Vieux malin


Vieux bouc, c'est l'heure du baptême
Je vous aime devant l'éternel
Je sais, l'enfer c'est les autres
En ce monde, on est tous des vôtres


Vieux bouc est l'une des chansons les moins connues de Mylène, mais aussi l'une des plus étranges. A l'image de l'album Cendres de lune, les thèmes abordés sont sombres et provocants. On y retrouve la sexualité et la religion sur fond de comptine enfantine et de messe noire. Le diable peut représenter la tentation charnière.

La chanson n'a jamais été interprétée sur scène, ni à la télévision.

# Posté le vendredi 04 avril 2008 18:06

Modifié le samedi 12 avril 2008 04:36

Le mouvemen libertin

Le mouvemen libertin
Le mouvement libertin est un courant artistique et culturel où les amalgames sont nombreux. Il se développe durant le XVII siècle avant de connaître un succès au XVIII siècle. Initialement, il se présente comme une contestation des dogmes religieux et moraux. Dans un premier temps, le mouvement combattait des interdits appliqués par l'Eglise. Mais plus tard, le mouvement libertin a abouti à un courant littéraire et culturel qui revendique l'hédonisme, c'est-à-dire la philosophique qui érige le plaisir comme notion fondamentale. C'est la raison pour laquelle le mouvement libertin contient des connotations péjoratives.


Au début du XVII siècle, plusieurs savants, scientifiques et écrivains remettent en question les règles imposées par l'Eglise. Ces libres penseurs sont vivement condamnés par les autorités religieuses, encore puissantes à cette époque.

C'est à partir du XVIII siècle qu'apparaît le terme de libertinage, qui désigne non seulement une pensée et une conception philosophique, mais aussi un comportement qui revendique le plaisir des sens, et par conséquent, les plaisirs charnels. Le libertin affiche ouvertement sa soif de conquêtes, de multiplier les liaisons amoureuses. Le libertin rejette les croyances superstitieuses et la religion, et refusant ainsi la soumission à l'autorité de l'Eglise. Cette volonté de se révolter contre la doctrine religieuse n'est pas anodine. En effet, le sexe est associé aux forces maléfiques. Par conséquent, les libertins, désireux de briser les tabous liés au sexe se révoltent contre les interdits de l'Eglise.

Le libertin recherche les plaisirs sensuels et la volupté. Il se révolte aussi contre l'hypocrisie sociale. L'homme libertin s'adonne parfois à des plaisirs sadiques, où sa partenaire devient une victime, et les relations amoureuses un jeu cruel. On retrouve cette atmosphère dans Les liaisons dangereuses de Laclos. Le marquis de Sade va encore plus loin dans la perversion, atteignant ainsi l'ultime sommet de la violence. Par ailleurs, le mot « sadisme » provient directement de Sade, connu pour ses jeux sexuels violents et barbares.


Le libertin cherche également à braver d'autres interdits, comme l'autorité paternelle, le mariage ou encore les conventions sociales.

Il attache également beaucoup d'importance à l'apparence, indispensable pour assouvir son envie de conquêtes.

Le libertin perçoit l'amour comme une bataille qu'il faut à tout prix remporter. Il établit un plan précis, telle une stratégie guerrière, avec ses ruses et ses manœuvres, afin de vaincre toute résistance chez ses conquêtes.

Outre les plaisirs corporels, le libertin apprécie aussi beaucoup l'exaltation de la beauté et du luxe, notamment dans les décors des salons.


Le libertinage peut être assimilé à la débauche, voire même à la perversion, comme l'atteste le comportement du Marquis de Sade, qui provoqua scandale chez les autres libertins. Parmi les grandes œuvres du mouvement libertin, on retient principalement les écrits de Laclos et de Sade. Les liaisons dangereuses fait office du livre de référence sur cette période. Dans ce livre, le Vicomte de Valmont, avec sa complice la marquise de Merteuil, imagine un sordide stratagème visant à pervertir ses conquêtes et à les faire souffrir. Mais la force de l'amour semble parvenir à vaincre ses dessins sadiques, puisqu'il finit par éprouver des sentiments pour l'une de ses conquêtes...L'œuvre du Marquis de Sade est controversée déjà à l'époque. En effet, ses récits sont parsemés de pratiques sexuelles dépravées et très violentes. Ses détracteurs de l'époque étaient nombreux et il passe de nombreuses années en prison. Dom Juan, célèbre œuvre de Molière, met aussi en scène un libertin, multipliant les conquêtes tout en méprisant les plus faibles. Mais son comportement sera puni, puisqu'il meurt à la fin de la pièce.


J'affectionne principalement le côté anti-clérical, dénonçant l'hypocrisie et les méfaits de la religion. Par ailleurs, l'aspect sexuel m'apparaît aussi important, puisque la religion a toujours considéré le sexe comme un vice maléfique. Or, là encore, je dénonce cette absurdité de la religion, puisque selon moi, tant que le sexe ne nuit pas à autrui et reste discret, il n'y a pas raison de stigmatiser les plaisirs charnels. Néanmoins, il est évident que le mouvement libertin est assimilé à l'aristocratie et à la haute bourgeoisie, et par conséquent à la classe dirigeante et peu soucieuse du sort des classes plus modestes. Pourtant, je pense que cette envie de se détacher des règles morales vient également d'une envie de se détacher du monde fermé de la haute société. Par ailleurs, Les liaisons dangereuses est un de mes romans favoris. Le personnage principal est fascinant. Dans un premier temps, il est avide de conquête, méprisant les sentiments, puisqu'il cherche à faire souffrir ses partenaires en les délaissant. Ce refus de l'amour ne convient parfaitement, sachant que j'ai une conception bien particulier de l'amour...Pourtant, l'amour semble une fatalité et être une force aussi obscure que puissante, puisque les sentiments amoureux finissent par l'envahir à son tour...


# Posté le jeudi 03 avril 2008 14:15

Pourquoi Michael?

Pourquoi Michael?
Mon intérêt pour Michael Jackson s'est transformé en véritable passion depuis quelques mois. J'appréciais déjà beaucoup cet artiste, mais là une révélation a eu lieu. Son côté enfantin et mégalomane (clips et concerts majestueux, en plus d'un don exceptionnel pour la musique et la danse) m'ont toujours attirée. Je connaissais un grand nombre de ses tubes, comme Thriller, Billie Jean, Bad, Black or white, Earth song etc. Plus précisément, j'étais fortement attachée à la chanson Will you be there ?, extraite de la bande originale du film Sauvez Willy, l'un de mes films préférés. Avec son album Invincible, j'avais beaucoup accroché à You rock my world et son rythme entêtant.

Pourtant, cette affection particulière pour Michael n'est pas anodine, puisqu'il existe plusieurs raisons. Suite à ma ferveur nouvelle pour cet artiste hors du commun, je me suis intéressée de plus près au phénomène, en découvrant sa discographie ainsi que sa personnalité et celles de ses chansons. Michael Jackson est associé au monde l'enfance, domaine qui me fascine tout particulièrement, comme le montre mon amour pour les films Walt Disney par exemple. De plus, la personnalité de Michael est singulière et attachante, puisque généreuse et sympathique.

Son univers artistique est unique et extraordinaire. Il a su bâtir un mythe et n'en déplaise à certains de ses détracteurs suite aux accusations honteuses à son égard, il restera une légende de la musique et le roi incontesté et incontestable de la pop ! Il est tout simplement l'un des plus grands artistes musicaux de toute l'Histoire. Avec Thriller, il s'est imposé et son talent a persévéré tout le long de sa carrière. Il a non seulement révolutionné le clip en proposant de véritables courts-métrages où l'art et la splendeur priment (Bille Jean, Beat it, Thriller, Bad, Smooth criminal, Black or white, Do you remember?, Scream, Earth song, You rock my world), mais aussi la scène en offrant des spectacles magistraux. En outre, il est un danseur exceptionnel, à l'origine de pas de danse devenus mythiques et caractéristiques. Il a aussi un don impressionnant pour la musique, mélange d'émotions et de rythmes reconnaissables. Son style est unique et indissociable. Les paroles de ses chansons sont souvent dotées d'une touche autobiographique, le tout avec de la poésie. Par ailleurs, plusieurs de ses chansons véhiculent un message solidaire en abordant des thèmes d'actualité particulièrement douloureux (Man in the miror, They don't care about us, Gone too soon, Earth song etc.). Nombreuses de ses chansons me touchent profondément.

Sans prétentieux aucune, je crois que j'ai toujours apprécié des artistes dignes de ce nom et fabuleux. Ce n'est pas un hasard si mon idole féminine est Mylène, puisque de nombreuses similitudes existent entre elle et Michael. Leur goût de la démesure est une de leurs caractéristiques communes, en plus du monde de l'enfance qui est récurrent dans leur œuvre.

Michael restera à jamais l'artiste qu'il est. D'ailleurs, ce sont les accusations calomnieuses qui l'ont détruit. De plus, son dernier album Invincible n'a pas été compris à juste titre, puisqu'il est aussi bon que les précédents ! Si la promotion n'avait pas été avortée par sa maison de disque et que le complot visant à le détruire n'avait pas eu lieu, il aurait eu le succès mérité. Tous ses albums sont mythiques et géniaux, tout comme ses plus grands tubes. Qui ne connait pas Billie Jean, Beat it, Thriller, Bad, Smooth criminal, Black or white, Heal the world, Scream, Stranger in moscow, Blood on the dancefloor ou You rock my world, sans oublier bien d'autres chansons?

# Posté le dimanche 30 mars 2008 07:23

Modifié le dimanche 30 mars 2008 12:03